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  • : Tout d’abord, ce blog est dédié au cardinal Jean Gropper (1503 – 1559) ainsi que nous y vous faire suivre l’évolution de notre site officiel à son sujet. On cherche à y faire évoquer les idées et l’imagination de cette grande époque cruciale de l’histoire européenne. Nous le ferons de sorte d’y ébaucher nos idées à tous sujets aussi que nos projets d’arts en tant que brouillon d’une façon détaché pour provoquer une discussion pour mieux affronter les actuels questionnements sociaux et culturels.
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Texte Libre

Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer
Guillaume le Taciturne (1533 - 1584) de Vader des Vaderlands
Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 10:50

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Feu d'artifice à Berck - Assomption 15 août 2011

Par Enguerrand
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 14:24

Suivant donc les saints Pères, nous enseignons tous unanimement que nous confessons un seul et même Fils, notre Seigneur Jésus-Christ, le même parfait en divinité, et le même parfait en humanité, le même vraiment Dieu et vraiment homme (composé) d'une âme raisonnable et d'un corps, consubstantiel au Père selon la divinité et le même consubstantiel à nous selon l'humanité, en tout semblable à nous sauf le péché, avant les siècles engendré du Père selon la divinité, et aux derniers jours le même (engendré) pour nous et pour notre salut de la Vierge Marie, Mère de Dieu selon l'humanité, un seul même Christ, Fils du Seigneur, l'unique engendré, reconnu en deux natures, sans confusion, sans changement, sans division et sans séparation, la différence des deux natures n'étant nullement supprimée à cause de l'union, la propriété de l'une et l'autre nature étant bien plutôt sauvegardée et concourant à une seule personne et une seule hypostase, un Christ ne se fractionnant ni se divisant en deux personnes, mais en un seul et même Fils, unique engendré, Dieu Verbe, Seigneur Jésus-Christ.


Par Enguerrand - Publié dans : Les Essentiels
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 14:17

L'amour ne connaît point de soumission. Il est évident que Dieu soit un seul. Par contre, du fait qu'il est l'amour en lui-même ensuit indispenablement que l'on n'arrive pas à concevoir Dieu qu'en commnuication universel. Car l'amour, c'est forcément la communication d'affection dans une relation réelle. Ainsi, Dieu est la communication absolue d'un amour infini en soi jusqu'à ce que cet amour qui était confiné à lui-même finit par éclater tel un immense impulsion qui va enfin expulser pour qu'il puisse s'exprimer par seule l'action de grâce à toute sa création. Cet amour qui retombe dans lui-même trouve son expression dans ce que nous appelons la Trinité. De là écoule de même que Dieu déteste toute soumission. Ce qu'il exige ce n'est qu'une seule décision qui soit après tout libre prise et de bon gré. Donc, la ferme résolution en toute liberté de rendre son éternel amour à celui dont il nous parvient en totalité abolue ainsi qu'à nos proches, qui que se soit, sans égard à sa personne ni à sa condition ou à sa croyance. Dans l'amour de Dieu, nous ne croyons qu'en un seul Dieu qui est indivisible. Jésu, loin d'être un prophète, il est la manifestation visible de l'amour divine qui Dieu eût porté à toute créature dès le commencement à travers des siècles. L'amour du Dieu ne dédaignant apparaître sous la plus humble forme d'homme pour nous faire épreuve de son affection absolue et de son amour inconditionnel qu'il porte à chacun et à chacune. De cette manière, Jésus, c'est le Verbe de Dieu qui s'est fait chair. L'apparence visible dans ce monde de son amour autant qu'il est depuis sa Sainte Église qui n'est que le corps mystique de Dieu sur ce terre jusqu'à ce qu'il reviendra. Dieu n'est qu'un seul dans l'unité du Saint Esprit à qui nous rondons tout notre amour par lui avec lui et en lui. Dieu, lui-même, nous a fait délivrer du joug de la loi par son amour en Jéus qui est le Christ. Donc, Dieu ne veut autre chose que la liberté de l'individu pas sa soumission afin que l'homme soit libre dans son choix de vivre et d'aimer sans contrainte ainsi que nous puissions enfin oser savoir sans peur.

Par Enguerrand - Publié dans : Brouillon d'Idées et Pensées - le Défouloir
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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 20:43

Je viens d'écouter la chorale d'entrée de la cantate « Lobet Gott in seinen Reichen », ce que veut dire : "Louez Dieu dans son empire" de Jean Sébastien Bach. Carrément, ce n'est pas par hasard que j'eusse fait effectuer une recherche sur youtube. Aujourd'hui c'est l'Ascension du Christ notre Seigneur qui nous procède sur un chemin que son message du salut éternel nous ouvre à tous et à toutes, sans égard à sa condition dans ce monde, sans égard à sa personne, ni à ce que l'homme respectif eût fait ou eût fait faire dans ce monde. Ce qui compte, c'est, après tout, la foi seule. Donc, combien de valeur l'homme eût enfin de son vivant attribué à ce sacrifice cruanté aussi singulier qu'unique du Christ, par lequel il fît répandre tout son amour qu'il nous porte et qu'il nous offre en action de grâce aussi qu'autant nous nous fûmes attachés de nos cœur et de nos âmes à ce don insaisissable. Le saint Augustin nous le dit quand il nous exhorte à aimer Dieux et à faire ce que nous aimons faire.

 

Par son ascension aux cieux où le Christ en tant que prêtre éternel perpétuera son sacrifice cruanté en action de grâce selon l'ordre de Melchisédech auprès du Père en notre faveur jusqu'à ce que la dernière âme finira par s'agenouiller et jusqu'à chacun et chacune aura professé que Jésus le Christ est vraiment le Seigneur, le Christ nous fait apparaître à travers de son Église, c'est à dire l'ensemble de la multitude des croyants, l'Église qui est son corps mystique visible dans ce monde et par les mains du Prêtre qui nous le représente en évoquant l'unique sacrifice cruanté d'antan aussi que ce même action de grâce que le Christ continue à agir en notre faveur devant le Père céleste, le réel du nouveau monde que Dieux nous avait annoncé dès l'origine de ce monde quand il dit : « Voici, je fais l'univers nouveau ». Ainsi, le Christ nous défait une fois pour toute de nos chaînes, des entraves qui nous assujettissent sous les lois, du joug de la servitude, de nos peurs et appréhensions. C'est ainsi qu'il opère enfin la liberté de l'Esprit Saint de sorte de nous affranchir de notre état de serfs. Il nous veut libre. Il nous encourage à vivre librement dans son amour éternel. Enfin, c'est lui qui nous eût enjoint qu'il fallait oser savoir. Sapere Aude ! 

 


Par Enguerrand - Publié dans : Brouillon d'Idées et Pensées - le Défouloir - Communauté : Religions en toute liberté
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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 22:49

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Par Enguerrand - Publié dans : Les Projets Photo
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Samedi 16 avril 2011 6 16 /04 /Avr /2011 22:38

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Par Frank-Willy - Publié dans : Les Projets Photo
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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 19:18

Et, voilà la vidéo. Il nous fallait changer d'hébergeur pour la faire intégrer sur notre site. Donc, un très fort "Helau" à tout le monde. "Helau" c'est la salutation carnavalesque en Rhénanie, sauf à Cologne et ses environs où on préfère "Alaaf" ...

 

Par Enguerrand - Publié dans : Projets Vidéo et Musique
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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 16:06

Franchement, ce fut pour nous une expérience inattendue de voir que le Carnaval à Berck aurait lieu après les Cendres. Venant de Düsseldorf, un bastion du Carnaval rhénan, on ne s'y attendait point à en voir de pareil à Berck. Certes, ce n'est carrément pas aussi grand qu'à Düsseldorf où Cologne. Mais, à quelques excéptions près aussi joyeux et gai ... aRIMG0340RIMG0037RIMG0052RIMG0067RIMG0071RIMG0087RIMG0132RIMG0165RIMG0199RIMG0205RIMG0278RIMG0382

Par frank-willy - Publié dans : Les Projets Photo
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Lundi 20 décembre 2010 1 20 /12 /Déc /2010 12:58

 

Voici une petite vidéo que j'avais fait au Noël 2008 – alors, la première fois sans ma mère qui était morte juste quelques moins avant seulement. Pour la piste sonore, j'aurais eu choisi une nocturne de Chopin interprétée par elle. Quoiqu'il en soit, dans les deux années suivantes nous étions tout à fait beaucoup trop surmené de travail pour nous occuper de ce blogue. Par consquent je faillis oublier de cette vidéo. De même, eusse-je fait une nette dépression durant ce temps ce qui m'aurait eu, après tout, empêché à écrire. Si surtout, j'avais pu penser à quelque chose, c'était au devoir quotidien. Ainsi, j'ai dû arranger les affaires de ma mère, je dusse organiser l'enterrement et régler ses comptes. A la fin, il me fallait de même m'occuper des affaires de mon père qui lui aussi eût fait une grave dépression dont il ne se sera point rétabli. Puis, j'étais carrément contraint de vendre mon immeuble à Düsseldorf et trouver une nouvelle demeure pour nous. C'est maintenant, après la mort subite de mon père qui s'est effondré dans nos bras au Touquet le 19 novembre 2010, que j'aimerais partager cette petite vidéo à la mémoire de mes parents...

 

 

 

Par Enguerrand - Publié dans : Notre vie au quotidien
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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 00:30

Tout muet de l'étonnement que l'homme épreuve devant la nature, l'éternel silence de l'être humain qui est une fois lâché dans le monde en étant inévitablement lancé vers sa propre fin, enfin le perpétuel mutisme de l'âme qui doit inéluctablement assumer la vulnérabilité  finale e sa nature et s'y soumettre pour l'enfin pouvoir transgresser et passer outre les apparences. De là découle toute science, tous arts aussi que la philosophie. Bref, s'ensuit toute conception que l'homme aie de ce monde. La nature seule ne porte rien d'artistique, de beau ou de divin en soi. Pourtant, cet étonnement initial produise en nous le sens du beau et de beauté. La nature incite notre curiosité. Nous y demeurons cois devant le miracle de la vie. Immobilisé devant l'énigme de la mort, surtout. La mort où tout concourra. Tout y retombe. Pris par un profond désespoir, un désemparement total face à l'infini. Peu importe la croyance. La mort, c'est l'ultime verdict rendu sur nos philosophies. Elle fait passer nos convictions et notre croyance au crible. Là, nous tous finirons par faillir. Pape ou paysan, païen ou pratiquant, croyant, libertin ou athée, sceptique et esprit fort, la rencontre avec la mort fait enfin surgir la vérité. La mort mis nos âmes à l'épreuve. Elle nous questionne où nous en sommes enfin avec nos croyances, nos convictions ? La mort reflète nos vies. Telle une psyché à travers de laquelle la mort nous fait apparaître l'image de nos âmes. Elle révèle nos peurs, nos appréhensions les plus inquiétantes. Elle nous dévoile le profond gouffre dont rejaillissent ce que nous cherchons à refouler aux recoins de nos âmes. On n'y entend que les creux échos de nos craintes. Les morts écrient les affres de la fin. Après tout, la mort n'est-elle pas la fin définitive qui mette au terme nos ambitions, nos espérances et amours ? N'est-elle pas la fin absolue du monde ?

 

 

Tu m'as enlevé la paix ;

Je ne connais plus le bonheur.

Et j'ai dit : Ma force est perdue,

Je n'ai plus d'espérance en l'Éternel !

Quand je pense à ma détresse et à ma misère,

À l'absinthe et au poison ;

Quand mon âme s'en souvient,

Elle est abattue au dedans de moi.

Voici ce que je veux repasser en mon coeur,

Ce qui me donnera de l'espérance.

Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées,

Ses compassions ne sont pas à leur terme.

 

 

Tout de même, nous accompagnons ceux qui s'apprêtent à franchir le seuil de la mort. Qu'est-ce que ce passe ? Ne soit-il point le plus insensé de actions humaines dans ce monde que de rester auprès un mourant ? Fera-ce enfin sens de demeurer avec la famille d'un mourant ? La mort n'est-il pas la fin ? N'est-ce pas le néant qui nous attend ? Si ce n'est rien qui suivra à quoi servirais-t-il d'accompagner quiconque pendant qu'il part pour son dernier voyage qui finira au néant ? Ne est-t-il pas comme une étincelle d'espoir de voir quelqu'un soigner un mourant ? S'occuper d'un malade, l'accompagner jusqu'à la fin. Somme toute, c'est un geste rassurant qui évoque l'amour du Christ qui écoule infiniment de es plaies saignantes. Un geste qui reflète la bonté que le Christ eût épanché depuis la Croix. Un geste enfin qui rappelle le sacrifice d'amour même que le Christ offre à perpétuité par seule l'action de grâce. Mais, pourquoi ce sacrifice cruenté ? Pourquoi, fallait-il de ce sacrifice cruel pour nous racheter ? Un sacrifice humain. Une violence sans pareil. Un sacrifice primitif qui nous ramène au taurobole. C'est l'immersion dans le sang du taureau. Cela nous ramène aux débuts ténébreux de l'homme. Nous finissons par sombrer dans de flots de sang. Bon Dieu, je ne veux point de ce sacrifice. Je ne veux pas que quiconque meure pour mes péchés. J'y renoncerai. Je préférais réfuter tout sacrifice ...

 

 

Seigneur,

Je ne comprends pas la mort,

Même à la vue d'un mourant.

Je sais

Moi aussi, je mourrai.

Un jour ou l'autre.

Ou tout de suite.

Ta parole nous fait promesse de la vie éternelle,

À ceux qui mirent leur espérance en Toi.

Ça aussi, je ne comprends pas.

Quand même, j'aimerais tant espérer,

Je voudrais avoir confiance,

Je me peine à croire,

Je veux enfin vivre !

Seigneur, que ta volonté soit faite.

 

 

Le 19 novembre 2010 mon père est mort en pleine rue au Touquet. D'abord, rien qu'un vertige, mon père finit par s'effondrer dans nos bras. Il fît une malaise cardiaque. Une passante eût appelé le SAMU. Peu après, les premiers secours lui porté par une passante infirmière. Massage de cœur, l'usage du défibrillateur par les agents de police et les pompiers. Puis des longues minutes de réanimation oxygénée par le médecin. Cependant, toutes les précautions, tous les soins fussent enfin vains. Jeudi, 25 novembre 2010, l'incinération à Abbeville. Un triste cérémonie sans aucune assistance. Franck et moi, on était tout seul. Perdus dans la vaste halle. Pas de fleurs. Pas de cierges. Juste nous devant le cercueil austère. On devait se débrouiller. Il fallait enfin se repêcher du profond désespoir où nous faillissions de sombrer. Nous avons fait de nos mieux. Nous dîmes quelques prières du bréviaire. Quelques prières pour les défunts. Les textes des complies. Puis, un psaume me vint au sens. Je faillis m'évanouir. Je sentis la faiblesse du corps. La pâmoison. Frank me prit aux mains...

 

 

Comme l'eau je m'écoule

Et tous mes os se disloquent ;

Mon cœur est pareil à la cire,

Il fond au milieu de mes viscères ;

Mon palais est sec comme un tesson,

Et ma langue collée à ma mâchoire.

Tu me couches dans la poussière de la mort.

 

Des chiens nombreux me cernent,

Une bande de vauriens m'entoure ;

Comme pour déchiqueter mes mains et mes pieds.

Je peux compter tous mes os,

Les gens me voient, ils me regardent ;

Ils partagent entre eux mes habits

Et tirent au sort mon vêtement.

 

 

Ensuite, nous étions inondé par nos émotions. Malgré tout, on aurait dû faire les démarches nécessaires. Enfin, il nous fallait arranger les cérémonies religieuses en Allemagne. Heureusement, nos amis prêtres et pasteurs nous eussions beaucoup soutenu. Tout d'abord Claus je tiens à remercier Claus Dors, l'ancien curé de Kaldenkirchen, une ville près de la frontière hollandaise. Il était mon tuteur quand j'ai passé mon premier stage lors de mes études théologiques au séminaire à Bonn. Il nous eût porté tout son amitié, toute son affection, sa compassion. Puis, notre ami Hans-Werner Grebenstein, un pasteur retraité, et sa femme, Waltraud. Je n'arrive point à leur faire exprimer tout mon gré, toute la gratitude que je leur porte pour tout ce qu'ils eussent enfin fait pour mes parents. Il y deux ans, ce fussent les Grebenstein qui auraient entrés dans la chambre de ma mère juste à l'instant de sa mort à l'hôpital. Alors, nous priâmes ensemble avec eux au-delà de toute différence des confessions. Maintenant, je demandai à Hans-Werner de participer à la liturgie. Je connaissais assez bien Claus pour savoir qu'il donnât son assentiment. Quand même, la veille, Claus eût célébré une messe pour mon père. La cérémonie le lendemain, une simple et digne liturgie de la parole, était rassurante. Je connaissais l'église depuis longtemps. A l'origine, c'était un couvent des Brigittines. Aujourd'hui, c'est une église néo-gothique dont le style se présente plutôt austère. La décoration à été diminué en faveur d'une simple sobriété qui fait ressortir le triptyque de l'obscurité du chœur. Là, il s'agit d'un tableau du célèbre peintre Jean van Aachen, l'adoration des pasteurs.

 

A première vue, la scène dépeinte semble nous représenter la Sainte Crèche avec l'adoration des Pasteurs. L'étable, les animaux, le bœuf, l'âne, les pasteurs, la Sainte Famille, tout s'y retrouve dans sur la toile. Toute la scène paraît plutôt sombre. Évidemment, c'est la nuit. Les couleurs foncées accentuent la mystique de l'action qui se déroule sur scène sous nos yeux. Cependant, il y a d'emblée, quelque chose qui suscite une nette irritation. La conception de la perspective, en plus augmentée sous l'effet du jeu de la lumière et mise en évidence par les regards des personnages figurés, dirige la vue vers le centre du tableau. Là, c'est la crèche. L'enfant Jésus d'où semble reluire la lumière qui éclaire toute la scène. La lumière est encore renforcé par le fait que l'enfant ne repose pas dans la crèche mais sur un drap damassé. Ça c'est un vrai tape-à-l'oeil. De là éclate une splendeur éblouissante qui nous vise droit aux cœurs. De là s'explique l'interprétation de la scène. La lumière qui point de l'enfant éclaircit ce que se passe sur l'autel, la transsubstantiation du pain et du vin lors de l'eucharistie quand le prêtre récite ces paroles mêmes du Christ, que celui eût dit pendant le dernier repas où il a institué l'eucharistie, rappelant le perpétuel sacrifice propitiatoire, que le Christ offre infiniment pour tous ceux qui auraient mis leur espérance en lui, afin que le prêtre consacre en lui l'hostie et le vin qui deviennent le corps et le sang du Christ mort et ressuscité sous les espèces du pain et du vin ayant néanmoins changé de leurs substances. Ainsi, l'adoration des pasteurs nous montre le réel du sacrifice de la messe en nous figurant la merveille de l'amour que Dieu nous offre à chacun et chacune sans avoir égard à nos péchés, nos failles et nos échecs. À l'instant même quand le prêtre consacre les offrandes rappelant le sacrifice éternel du Christ lors du sacrifice de la messe le temps actuel, le passé et l'éternité coïncident en un seul moment de sorte que l'unique sacrifice du Christ s'est fait représenter à l'autel. L'amour de Dieu transfigura enfin toute violence de ce monde, toute cruauté à travers les siècles en amour par moyen l'originel sacrifice qui, en faisant anéantir la notion du temps, rassemble la nativité et le sacrifice ainsi que la naissance et la mort finiront par se confondre en un seul point instantané. Après tout, le temps, qu'est-ce que c'est ? Même, la physique moderne n'y sait pas répondre à cette question. Dans le journal « scientific america », mon père vient de lire un article révélant le dissentiment des sciences à ce sujet. Enfin, l'apparence des choses, à quoi elle ressemble quand les modèles de ce monde à partir des lois de la physique traditionnelle deviennent de plus en plus incertains ? Ne ressemblent-ils plutôt aux dogmes religieux ?

 

 

Au commencement était le Verbe

Et le Verbe était auprès de Dieu

Et le Verbe était Dieu.

Il était au commencement auprès de Dieu.

Tout fut par lui,

Et sans lui rien ne fut.

Ce qui fut en lui était la vie,

Et la vie était la lumière des hommes,

Et la lumière luit dans les ténèbres,

Et les ténèbres ne l'ont pas saisie.

(...)

Il était la lumière véritable,

Qui éclaire tout homme,

Venant dans le monde.

Il était dans le monde,

Et le monde fut par lui,

Et le monde ne l'a pas reconnu.

Il est venu chez lui,

Et les siens ne l'ont pas accueilli,

Il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu,

À ceux qui croient en son nom,

Eux qui ne furent engendrés ni de sang,

Ni d'un vouloir de chair,

Ni d'un vouloir d'homme,

Mais de Dieu.

 

 

Alors, quand j'étais assis, immobilisé dans l'église tout en reconsidérant après des moult années ce merveilleux triptyque et écouta enfin les paroles de Pasteur Grebenstein évoquant la vie de mon père, la mort de celui me repassait à ma mémoire. Le temps maussade, la rue au Touquet, tous les évènements. Tout ce que s'est passé dans cet après-midi me revint. Et, je fus enfin rassuré. Mon père ne mourût pas tout seul. Du moins, était-il entouré de sa famille. Accompagné des soins des gens qui accourussent à son secours. Là, dans l'église je revécusse sa mort. Quand même, la peur était partie. Les affres de la mort enlevées, l'horreur apaisée. Rassuré enfin par la parole de Dieu, je vis mon père bercé par des anges qui eût ramené son âme aux cieux. Non, mon père n'était pas seul. Les anges seraient venus aller chercher l'âme du mourant tel que l'on l'eût dépeint dans les images médiévales. J'ai ressenti leur présence. Ils nous accompagnent, ils nous protègent et raccompagneront nos âmes.

C'est enfin l'apocalypse qui nous dévoilera le réel de la vie. L'apocalypse nous ouvre l'horizon sous lequel elle nous fait révéler le réel de monde de sorte de nous éclaircir les choses telles qu'elles sont. Ainsi, nous aurons la connaissance du monde, de l'univers et enfin du Moi. En assumant la mort nous pourrons procéder à l'horizon infini où coïncideront tous les horizons des individus, les horizons de chacun d'où reluit cette appréhension qui nous rend capable de comprendre ce que nous entoure.

 

Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle – car le premier ciel et la première terre ont disparu, et de mer il n'y en a plus. Et, je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendit du ciel, de chez Dieu ; elle s'est fait belle, comme une jeune mariée parée pour son époux. J'entendis alors une voix clamer du trône : « Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n'y en aura plus. De pleur, de cri et de peine il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé. » Alors, Celui qui siège sur le trône déclara : « Voici, je fais l'univers nouveau ! ».

Par Enguerrand - Publié dans : Brouillon d'Idées et Pensées - le Défouloir - Communauté : Virtuels de la Vraie Mission
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